Adélaïde d'Anjou appelée aussi Blanche d'Anjou, est née vers
947 et est décédée en
1026.
Soeur de Geoffroy Grisegonelle, elle est la fille de Foulques II, comte d'Anjou, et de Gerberge.
Biographie
Ses premières unions
Lorsqu'elle épouse en
982 le jeune
Louis V (pas encore roi de France) à
Brioude, elle est déjà deux fois veuve du comte Étienne de Gévaudan (mort en 970) dont elle a eu des enfants, et du comte Raymond de Toulouse (mort en 978). La trop grande différence d’âge et les débauches du jeune époux vont être la cause de son divorce en
984.
Son mariage avec le comte de Provence
Elle se réfugie à
Arles et se remarie contre l'avis du pape avec le comte de
Provence, Guillaume en
984. Leur fille,
Constance d'Arles (986-1032) sera reine de France par son mariage avec
Robert II en
1003. Le couple aurait eu une seconde fille,
Ermengarde d'Arles qui épouse par la suite Robert Ier d'Auvergne. A la mort de Guillaume en
993, elle assure une longue régence qui fournit à la nouvelle noblesse l'occasion de se soulever à plusieurs reprises contre la dynastie comtale. Elle doit également intervenir après la mort du nouveau comte Guillaume II tué au siège du chateau de
Fos en
1018.
Un cinquième mariage ?
L'hypothèse d'une cinquième union d'Adélaïde d'Anjou, veuve du comte de Provence, avec Othon Guillaume, comte de Bourgogne et de Mâcon, a été proposée en 1907 par
René Poupardin et repris par d'autres historiens à sa suite. Cette hypothèse repose uniquement sur trois
chartes attestant simplement l'existence d'une seconde épouse d'Othon Guillaume du nom d'Adélaïde et une
bulle du pape
Benoît VIII adressée, entre autres, aux dirigeants séculiers de Bourgogne et de Provence, parmi lesquels Othon Guillaume et Adélaïde, sans faire mention d'une union entre eux. Cette hypothèse, qui ne repose sur aucune preuve décisive, est donc à considérer avec prudence.
Elle meurt en 1026 et est inhumée à Montmajour, une abbaye proche d'Arles considérée à l'époque comme la nécropole de la famille comtale de Provence.
Notes